Van Gogh-Artaud : viaggio fino alla fine della notte

Musee d'Orsay

Orsay batte un record storico con l’esposizione Artaud/Van Gogh
Van Gogh e Artaud erano due disperati alla ricerca di un altro mondo e della trascendenza.Il museo d’Orsay propone una mostra in prospettiva originale dei dipinti alla luce dei testi del poeta. Affascinante…
Lo spunto per ideare e allestire questa mostra dedicata al grande artista olandese è un saggio di Antonin Artaud (1896-1948) intitolato Van Gogh il suicidato della società.tmp_d1f12a48fb124278a940d6a799d3269f van goh

Sul finire del 1946, Pierre Loeb (1897-1964), fondatore dell’omonima galleria parigina, invitò Artaud a curare la stesura di uno scritto su Van Gogh ritenendo che un intellettuale del suo calibro, afflitto da disturbi psicologici e nervosi così gravi da provocarne il suo internamento per 9 anni in un ospedale psichiatrico, fosse la persona più adatta a parlare di un pittore ritenuto un malato mentale.
Artaud che all’epoca curava la stampa delle sue opere, non fu granché entusiasta del progetto.

La pubblicazione di brani tratti dal libro dello psichiatra François-Joachim Beer, Du démon de Van Gogh, in occasione dell’inaugurazione della mostra Vincent Van Gogh al Museo dell’Orangerie di Parigi alla fine di gennaio del 1947, scatenò un feroce dibattito. Artaud contestò il quadro clinico della follia che affliggeva il pittore olandese stilato da Beer e, con un’analisi diametralmente opposta a quella dello psichiatra francese, accusò l’intera società di aver spinto Van Gogh al suicidio mostrandogli indifferenza e impedendogli di rivelare scomode verità.
“Ed è così che Van Gogh è morto suicida, perché l’accordo dell’intera coscienza non ha più potuto sopportarlo”.
Vincent van Gogh (1853-1890) Portrait de l’artiste [Autoritratto] 1889 Olio su tela Cm 65 x 54,5 Parigi, museo d’Orsay, donazione di Paul e
Dopo una breve visita della mostra all’Orangerie, Artaud prese spunto da un catalogo e da due libri illustrati a colori – Vincent van Gogh con un testo di Wilhelm Uhde, pubblicato da Phaidon nel 1936 e Van Gogh di Anne Marie Rosset, pubblicato da P. Tisné 1941 – per immergersi nell’opera del pittore.

Artaud si fece inoltre leggere ad alta voce da Paule Thévenin, che lo aiutava nella stesura di questo scritto, le lettere che Vincent scrisse al fratello Theo. Il testo redatto su un quaderno di scuola in maniera frammentaria, con ripetizioni e in parte composto seguendo l’estro del momento fu dettato tra l’8 febbraio e il 3 marzo 1947 a Paule Thévenin che lo trascrisse.
Il libro fu poi pubblicato alla fine del 1947
“Come ci si arriva?”, Artaud con Van Gogh pensando ai suoi disegni ma anche a quelli di Vincent tracciati con un tratto discontinuo, con punti, tratteggi, creste di inchiostro bruno, tratti arrotolati su sé stessi, macchie di acquerello, per dominare la forma, l’aria, lo spazio, esprimere senza rinchiuderlo un istante di vita.

Partendo dall’analisi e dalle affermazioni dello stesso Artaud, il percorso museale dal carattere inedito si snoda attraverso alcune opere di Van Gogh conosciute da Artaud e riunite in base alle scelte di quest’ultimo.Antonin-Artaud-15dec09
Da Le Figaro Magazine

Que le monde ne suffise pas, la très belle exposition que le musée d’Orsay consacre à Van Gogh et Artaud le prouve, si besoin était. Or, besoin il semble y avoir, tant notre époque nous invite fermement à ne pas regarder ailleurs. Pour Antonin Artaud et Van Gogh, cet «ailleurs» était au contraire toute la question, la seule qui vaille la peine d’être posée et pour laquelle, il fallait œuvrer. «Car ce n’est pas pour ce monde-ci, ce n’est jamais pour cette terre-ci que nous avons tous toujours travaillé, lutté, bramé d’horreur, de faim, de misère, de haine, de scandale, et de dégoût, que nous fûmes tous empoisonnés, bien que par elle nous ayons tous été envoûtés, et que nous nous sommes enfin suicidés, car ne sommes-nous pas tous comme le pauvre Van Gogh lui-même, des suicidés de la société.»
Deux artistes en quête d’une révélation

Lorsqu’il écrit ces lignes, Antonin Artaud est en piteux état. Il n’a plus que quelques mois à vivre. Nous sommes en février 1947, l’exposition Van Gogh à l’Orangerie a débuté le 24 janvier. Ce jour-là, le journal Art en a fait un élogieux compte rendu dans lequel figurent des extraits du livre du Dr Francois-Joachim Beer: Du démon de Van Gogh. Sa lecture a grandement irrité l’écrivain, qui avait beaucoup fréquenté les asiles et n’aimait guère les psychiatres. Sa colère prend la forme d’un texte intitulé Van Gogh, le suicidé de la société. C’est un genre de testament, de manifeste, de plaidoyer pro domo, de confession, de critique d’art. Sa thèse, qui fera les délices de l’antipsychiatrie des années 70, est simple: les asiles et psychiatres sont le bras armé de la société cherchant à détruire et disqualifier ceux qui contestent ses fondements et ses dogmes. Parmi eux, les génies assimilés à des prophètes sont en première ligne. Pour l’écrivain, Van Gogh en est un. Il en est même l’archétype. Il voit en lui bien plus qu’un parent. Il s’identifie au peintre au point d’en faire son porte-parole, son double consumé. Réduction narcissique ou communauté de destin? L’un n’empêche pas l’autre, car Van Gogh et Artaud se sont tous deux voulus «voyants», en quête d’une révélation.

On oublie trop que Van Gogh fut un évangéliste raté. En troquant les écritures contre la peinture, il ne fit que changer de médium, mais pas de quête ; de moyen, mais pas de fin: «Si ce qu’on fait donne sur l’infini, si l’on voit le travail avoir sa raison d’être et continuer au-delà…», écrit-il. Continuer, c’est avancer envers et contre tout, poussé en avant par une passion qui possède: «Je sens en moi une force que je dois développer, un feu que je ne puis éteindre et que je dois attiser, bien que je ne sache pas vers quelle issue elle me mènera et que je ne sois pas étonné qu’elle fût sombre.» Cette force, c’est la conviction intime et l’intuition brûlante qu’au-delà du visible et de ses formes consacrées, qu’elles soient celles du monde ou de l’âme, existe une vérité originelle qu’il convient de révéler sur la toile. Vérité qui échappe aux catégories usuelles des arts plastiques en vigueur à l’époque: celles du réalisme plat d’un Courbet, de l’esthétisme idéalisant du classicisme, de la dissolution chatoyante et poudrée du réel qui anime l’impressionnisme, de l’imaginaire littéraire et débridé des symbolistes.
Chez Van Gogh, tout n’est que mouvement et tourbillon

Ce que Van Gogh perçoit, à travers tout visible, c’est d’abord une énergie prodigieuse, une vie volcanique présente en toute chose et en tout être. C’est pourquoi les sujets n’ont guère d’importance chez lui. Ils ne sont que prétextes, limites provisoires et fragiles permettant d’exprimer la féerique sauvagerie du brasier originel. Aussi plaisants et délicats que paraissent être ses Lauriers-Roses, par exemple, ils évoquent également par leur mouvement sinueux et la vie qu’ils recèlent des fleurs carnivores jaillissant de feuilles acérées. Son Allée des Alyscamps, où déambulent quelques promeneurs, est un fleuve de lave entouré d’arbres rouge et or comme des flammes avides montant vers le ciel. Son Eglise d’Auvers-sur-Oise, vue du chevet, incertaine et fragile, semble prête à être engloutie entre terre et cieux animés et liquides. Les lueurs qui parsèment sa Nuit étoilée sont telles des supernova au-dessus d’une terre et d’une ville incendiées…

Le monde peint par Van Gogh est donc, comme le dit Artaud, toujours «… en pleine convulsion…» Tout n’y est que mouvement, courbes animées s’entremêlant, créant un unique et vertigineux tourbillon éclairé par des «feux grégeois» et des «bombes atomiques». Ce vortex sans fin pourrait bien être celui des origines, et c’est ainsi qu’Artaud l’a vu: «La peinture de Van Gogh aura été celle d’un temps où il n’y eut pas d’âme, pas d’esprit, pas de conscience, pas de pensée, rien que des éléments premiers tour à tour enchaînés et déchaînés.» Mais ce qui vaut pour le monde vaut aussi pour l’homme: «Vois-tu, cela me frappe toujours, et c’est une chose caractéristique quand nous voyons l’image indicible et indescriptible de la solitude, de la pauvreté, de la misère, la fin des choses à leurs extrémités, c’est alors que dans notre esprit surgit l’idée de Dieu», écrira Van Gogh. A l’énigme des choses répond donc celle de l’âme et de son origine qui échappe à toute représentation et dont l’illimité n’est pas moins menaçant que celui de l’univers. Les autoportraits de l’artiste en témoignent, qui ne sont que scrutations angoissées, reflets d’une quête désespérée, témoins de l’écartèlement d’un homme entre deux infinis et tentative héroïque d’y résister en les fixant sur la toile. Qu’une telle tâche soit épuisante et puisse conduire tout un chacun au bord de la folie paraît évident. «Eh bien, mon travail à moi, j’y risque ma vie et ma raison a fondu à moitié», dira le peintre. Que cela ne facilite pas la vie en société, cela paraît normal. Que cette dernière se prémunisse contre des révélations qui pourraient l’incendier est bien compréhensible. Que les voyants et prophètes finissent mal est donc dans l’ordre des choses. Cela n’ôte rien à la vérité qui, parfois sort de leur bouche ou de leurs toiles. Au contraire, cela la confirme.

Solitaire, il aimait planter son chevalet au milieu des champs pour capter ces instants où la nature oscille entre calme plat et désordre, entre lumière et ténèbres. Il pensait que le devoir du peintre était de «traduire tous ses sentiments dans son œuvre». Il savait que sa manière de représenter la réalité sur la toile ne plaisait pas à ses contemporains mais qu’importe, il cherchait dans son travail l’expression du vrai. A l’occasion de l’exposition du musée d’Orsay qui met en face à face deux figures d’artistes «maudits», Le Figaro Hors-Série vous invite à découvrir «la terrible sensibilité» de Van Gogh, et à suivre son itinéraire singulier de la Hollande à Auvers-sur-Oise. Portfolio, entretien avec le commissaire de l’exposition, récit de sa vie, analyse du cas médical et examen de la thèse du suicide ou de l’assassinat, abécédaire de sa correspondance et promenade dans les musées et expositions consacrées au peintre font de ces 114 pages remarquablement illustrées un des plus beaux hommages rendus à cet artiste aux couleurs lumineuses, mais à l’âme ombrageuse.

Eppur si detta…

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Occorre ripensare ”il metodo di insegnamento” nell’era digitale. Un metodo, si legge che non abbia più paura, ma che piuttosto valorizzi la strumentazione tecnologica disponibile oggi, potenziando al tempo stesso l’autonomia nello studio e la formazione di un autonomo profilo culturale.
Nell’era dei tablet e delle lavagne elettroniche interattive nelle scuole elementari si continua questa pratica. Ma ha ancora un’utilità? Ecco la ricerca di un’insegnante …
Da La Stampa

«Prendete la penna, e al centro del foglio scrivete: Dettato». La maestra seduta dietro la cattedra comincia: «Io-a-mo-il-ma-re. Le-on-de-so-no-al-te. Lu-i-sa-nu-o-ta». I bambini chini sui fogli scrivono. Nell’epoca di tablet, cellulari, playstation, computer e lavagne elettroniche interattive, nella scuola elementare si detta ancora. Nonostante i cambiamenti dei programmi, la pratica non è scomparsa, anzi. Sembra quasi che il tempo non sia passato da quando Quintiliano nella sua Institutio oratoria prevedeva il dettato come pratica faticosa, eppure utile. Cosa apprendono i bambini attraverso questa tecnica? Che coerenza esiste tra lo scopo che gli insegnanti si prefiggono e le modalità con cui si fanno i dettati? Un’insegnante di sostegno, Elisa Farina, nella sua attività presso l’Università di Milano-Bicocca ha cercato di rispondere alle domande, realizzando un’ampia ricerca con osservazioni sul campo, questionari, colloqui, confronti tra Paesi e scuole diverse. Ne è nato un libro, Il dettato nella scuola primaria (Franco Angeli, pp. 264, € 32).
Ma che cos’è esattamente un dettato? Un’operazione di transcodifica, ovvero la traduzione della catena sonora in lettere scritte. Gli adulti si dimenticano la fatica che hanno compiuto da bambini, lo sforzo che comportava passare dal suono alla scrittura. Il rapporto tra unità acustiche e unità fonologiche non è così stretto come si è portati a credere, cosa di cui ci si rende conto quando si prova a imparare una lingua diversa dalla propria. «Maestra, come si scrive?». Le insegnanti – in maggioranza donne – accentuano la dettatura, marcando le consonanti doppie, insistono sugli accenti, per cercare di non far commettere errori ai bambini. La credenza della perfetta corrispondenza tra codice orale e codice scritto è dura a morire. Nella sua prefazione al libro Gabriele Innàccaro (cognome difficile da dettare), professore di Linguistica a Milano-Bicocca, sostiene che è il paradosso dell’alfabeto: i nostri sistemi di scrittura sono basati sull’alfabeto fonografico vocalico (così tutti gli alfabeti fondati sul latino, greco, cirillico, armeno e georgiano, e curiosamente nessun altro), e per funzionare richiedono abilità contraddittorie.

Le difficoltà che i bambini incontrano nel dettato sono dovute al fatto che questi sistemi di scrittura, per ragioni storiche, utilizzano un meccanismo di corrispondenza tra suono e simbolo che funzionava bene in età greca e latina, mentre oggi non è più alla base dei meccanismi spontanei di lettura. Noi ora leggiamo indovinando le parole, o il sintagma complesso, senza ricostruirlo lettera per lettera, un metodo che somiglia a quello della lettura dei logogrammi cinesi o cuneiformi. A scuola, dice Elisa Farina, per motivi di continuità culturale si continua ancora a insegnare la corrispondenza tra lettere e suoni, nella convinzione adultocentrica che lettere, sillabe, e parole costituite dalle sillabe apprese, siano più semplici da imparare. Questo non è il punto di vista dei bambini.

L’autrice della ricerca ci ragguaglia sul fatto che gli insegnanti usano il dettato spesso con scetticismo, ma con lo scopo precipuo di correggere gli errori di ortografia degli allievi; e gli errori continuano a essere molti tra i banchi, e non solo lì. In una società in cui l’analfabetismo di ritorno sembra dominante, nonostante la scrittura nel web e nei social network, molti adulti non sanno ancora scrivere esattamente le parole. Le maestre e i maestri continuano a usare il dettato nella convinzione di aiutare i bambini a concentrarsi sui suoni, per portarli a un livello superiore di scrittura, da consolidare poi con l’autodettato, che appare una delle soluzioni possibili secondo l’autrice del libro per imparare a non sbagliare. Il dettato appare ancora una soluzione molto praticata nelle scuole elementari.
La conclusione della ricerca di Elisa Farina è che l’insegnamento della didattica della lingua italiana deve evitare le occasioni di scrittura fini a sé stesse, prive di reali scopi comunicativi, come il dettato. La giovane ricercatrice si dichiara convinta che la separazione della dimensione «tecnica» della scrittura da quella del significato rischia d’allontanare gli alunni dalla comprensione della funzione sociale e culturale della scrittura, aspetto su cui insiste molto nel libro. La comunicazione è l’elemento fondamentale, scrive, per l’apprendimento della lingua: vale più il contesto che non le singole parole.

Raccogliendo quello che definisce la scrittura spontanea degli alunni, avvenuta contestualmente alla dettatura, Elisa Farina si è resa conto che la loro lingua è più varia di quella usata nei dettati dagli insegnanti elementari. Nel 1976 Elisabeth Bing, educatrice francese, aveva raccontato la sua esperienza nel laboratorio di scrittura di un istituto medico-pedagogico frequentato da bambini muti, violenti, apatici, i cosiddetti «caratteriali», per i quali scrivere era, e ancora è, una vera e propria tortura. Lo riferisce nel volume Ho nuotato fino alla riga (Feltrinelli). François, uno degli allievi, in un suo racconto scambia «riva» con «riga», e nel lapsus rivela il difficile rapporto con l’atto dello scrivere, sempre perso e poi riconquistato. Il libro della Bing ci fa capire che l’errore ortografico, il lapsus, lo sbaglio, contengono una potenzialità linguistica che esorbita dal regno della comunicazione cui oggi noi tutti siamo consegnati, volenti o nolenti.

Sono stati i surrealisti, sulla scorta di Freud, a suggerirci che proprio negli errori emerge qualcosa che apparenta le scritture bambine alla poesia e al sogno: pratica linguistica irregolare e sovversiva, manifesta il desiderio nascosto dentro la lingua non riconducibile alla capacità comunicativa. Là dove si esercita una costrizione, una norma, come avviene nel dettato, stretto dentro il letto di Procuste della corrispondenza tra fonema e grafema, emerge anche «qualcosa» d’altro. Per questo c’è tanta poesia nella lingua dei bambini, lingua che il poeta finge con inveterata virtù in età adulta. Ce l’ha insegnato Toti Scialoja, artista visivo e scrittore, al cui lavoro di disarticolazione del linguaggio è dedicato un bel libro di Alessandro Giammei (L’officina del nonsense di Toti Scialoja, Edizioni del Verri). È il nostro com’eravamo e forse ancora siamo, nel nostro errare tra le parole.

Tempo di vacanze. E da settembre arrivano i calendari pluriennali

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In Toscana e Lazio le date di inizio e fine lezioni saranno sempre le stesse. Aule aperte dal 15 settembre all’8 giugno. Flessibilità alle scuole dell’infanzia
Da Corriere della Sera

Gli ultimi a chiudere i libri sono stati gli alunni dell’Alto Adige e della Valle d’Aosta, il 14 giugno. Per gli altri (ed escluse le code degli esami di maturità e di terza media), il Sudoku delle vacanze estive era già iniziato da una settimana. Con la necessità e le difficoltà di conciliare i tre mesi di vacanza dei ragazzi con i 25 giorni di ferie dei genitori. Intanto, sono stati deliberati quasi tutti i calendari scolastici per il 2014-2015. Un’incombenza che spetta alle Giunte regionali. Ad eccezione di Abruzzo e Sicilia, le decisioni sono state prese.
Questo il Calendario Scolastico Regione Sicilia (Note in aggiornamento)

Da aggiungere la festa del Santo Patrono e le seguenti Feste Nazionali:

tutte le domeniche;
il primo novembre, festa di tutti i Santi;
l’8 dicembre, Immacolata Concezione;
il 25 dicembre Natale;
il 26 dicembre;
il primo gennaio, Capodanno;
il 6 gennaio, Epifania;
il lunedì dopo Pasqua (Pasquetta);
il 25 aprile, anniversario della liberazione;
il primo maggio, festa del Lavoro;
il 2 giugno, festa nazionale della Repubblica

Calendario pluriennale

La novità di quest’anno sono i «calendari pluriennali» adottati da alcune Regioni, come la Toscana e il Lazio: dal 2014-2015 in poi, le date di inizio e fine lezioni saranno sempre le stesse, con slittamento o anticipo al primo giorno lavorativo successivo o precedente se la data scelta è un sabato o un festivo. Un’iniziativa presa – si è spiegato – per consentire di programmare e pianificare per tempo sia l’organizzazione delle scuole sia quella delle famiglie.

La regola dei 200 giorni

Il calendario pluriennale stabilisce, da qui ai prossimi anni, oltre alle date fisse per l’inizio e la fine della didattica, anche quelle riservate alle festività nazionali e alle vacanze. Un calendario «blindato», che rispetta la norma ministeriale dei 200 giorni minimi di lezione, pensato per dare una certezza in più a famiglie, studenti e insegnanti sull’inizio e la fine di ogni anno scolastico. Non mancano le proteste di presidi che lamentano che la «regola dei 200 giorni» sia spesso disattesa, a causa di occupazioni autunnali, gite scolastiche, attività extra didattiche. Spetta al ministero di viale Trastevere controllare che la didattica sia regolare e la copertura delle lezioni non inferiore ai giorni stabiliti, pena l’annullamento dell’anno scolastico. Un rischio che ha corso un Istituto tecnico di Catania, dove la preside ha costretto gli studenti a maratone di dieci ore di lezione al giorno, negli ultimi giorni di scuola, per recuperare le ore perse durante l’anno.

Il via

Nella gran parte delle regioni (Basilicata, Calabria, Campania, Emilia Romagna, Friuli, Lazio, Liguria, Lombardia, Marche, Piemonte, Sardegna, Toscana, Umbria e Veneto) si tornerà in classe il 15 settembre (ma in Val d’Aosta si torna sui banchi l’11 settembre). Le lezioni proseguiranno per 206 giorni e termineranno – come previsto anche dal ministero dell’Istruzione – l’8 giugno.

Scuole dell’infanzia

Per quanto riguarda invece le scuole dell’infanzia, quest’ultime avranno la facoltà di anticipare l’apertura e posticipare la chiusura per andare incontro alle esigenze lavorative delle famiglie. In questo modo i bambini potranno entrare in classe già a partire dai primi giorni di settembre e potranno restare in aula fino al 30 giugno di ciascun anno scolastico, nel caso in cui calendario si adatti alle finalità del Piano dell’offerta formativa di ciascun istituto.

Maturità, week end da passione: e’ il momento del ‘quizzone’

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Obiettivo: verificare la preparazione nelle materie studiate nell’ultimo anno (un massimo di cinque e un minimo di quattro).
Da La Tecnica della scuola
Per regolamento gli studenti non possono sapere in anticipo le materie e i quesiti scelti dalle commissioni: in queste ore d’attesa i maturandi, sempre più ”social”, sfogano la loro ansia su Twitter, Fabebook e “Whatsappando” più del solito.

I quasi 500mila candidati a conseguire il diploma di maturità del 2014 trascorreranno un week end passando da un libro agli appunti e da una disciplina e l’altra. Lunedì 23 giugno è infatti prevista la terza e ultima prova scritta che verterà su diverse materie: dopo le prime due verifiche uguali per tutti, scelte dal Ministero dell’Istruzione, stavolta i ragazzi si cimenteranno con il cosiddetto ”quizzone”, o meglio ancora “quiziario”. Quello che per molti, abbracciando più discipline contemporaneamente, viene considerata un prova particolarmente ostica.
Si tratta di un compito preparato da ogni singola commissione d’esame, sulla base dei programmi svolti e su quanto indicato dai Consigli di Classe all’interno del Documento del 15 maggio. La terza verifica scritta verterà su non più di 5 materie studiate nel corso del quinto anno: non riguarderà, però, quelle già tratta in occasione delle prime due prove svolte rispettivamente mercoledì 18 e giovedì 19 giugno.

I candidati saranno chiamati a svolgere un elaborato sintetico oppure dovranno rispondere a quesiti a risposta singola o multipla. Nella prova potrebbero esserci anche problemi scientifici, casi pratici e professionali oppure, secondo gli indirizzi di studio, la realizzazione di un progetto.

« Per capire perché la Matematica è odiata, basta esaminare le prove agli esami di stato Circa il 95% degli ammessi passa l’esame di stato contro l’85% in Francia »

E’ ancora una volta il web a correre in aiuto degli studenti, sia chi decide una ‘volata’ in solitaria sia chi opta per il ripasso di gruppo.
Sui siti dedicati rimbalzano consigli, proposte e imbeccate su come arrivare pronti al ‘quizzone’. Ma la parola d’ordine e’ “Simulate”. E sono proprio le simulazioni a fioccare sulla Rete (con relative solizioni), oltre a pagine d’appunti che somigliano ai vecchi ‘Bignami’ ma sono ancora piu’ sintetiche e mirate: dall’estrema sintesi della ‘filosofia’ del Montale al particolare teorema di algebra passando per le date da non dimenticare di Prima e Seconda Guerra Mondiale. Le simulazioni consistono in domande multiple divise per materie d’esame e ovviamente riguardano tantissimi indirizzi di studi, da quelli dei licei a quelli degli istituti tecnici e professionali.

Ecco i consigli degli esperti di Skuola.net per il ripasso: qualunque sia la tipologia, in genere non e’ necessario conoscere l’argomento in maniera approfondita quanto piuttosto gli aspetti fondamentali nonche’ i concetti salienti. Se si deve parlare di un argomento in poche righe e’ meglio riportare solo i concetti iniziali. Inoltre, la capacita’ di sintesi e’ sempre premiata. Una volta giunta l’ora X, davanti al compito – suggeriscono poi da Studenti.it – prendersi il proprio tempo e leggere attentamente le domande evitando di essere frettolosi: e’ meglio una risposta in meno che una totalmente sbagliata. E ancora: rispondere prima alle domande di cui si e’ certi delle risposte; nelle domande a risposta aperta centrare subito l’argomento e scrivere l’essenziale evitando di essere troppo dispersivi; nelle domande a risposta multipla escludere subito quelle palesemente errate e concentrarsi su quelle che rimangono cercando di evidenziare le sfumature che le differenziano. Infine il consiglio di sempre: prima di riconsegnare il compito rileggerlo attentamente.

Tra le ombre, ancora inesplorata la poesia di Lucio Piccolo

di Maria Allo

Lucio Piccolo fotografato da Tano Cuva

Lucio Piccolo fotografato da Tano Cuva


Su Letteratitudine

Su larosainpiù

Per fortuna quella siciliana non è mai una letteratura provinciale, anche nel caso dei cosiddetti minori, dei sommersi, soprattutto perché hanno avuto a loro disposizione delle biblioteche mai provinciali: vere e proprie biblioteche europee. Prendiamo ad esempio Lucio Piccolo, poeta clandestino e ancora oggi snobbato dalla critica ufficiale. Scoprire l’universo poetico di un siciliano con forti radici europee è stata per me una rivelazione onirica, ma risulta difficile dare un contributo efficacemente esauriente per la difficile reperibilità sul mercato delle sue opere.

«Così prendi il cammino del monte: quando non / sia giornata che tiri tramontana ai naviganti, / ma dall’opposta banda dove i monti s’oscurano in gola / e sono venendo il tempo le pasque di granato e d’argento…». Da Plumelia, All’insegna del pesce d’oro, 1979

Il sole calava verso le Eolie, il mare era fermo.

«I giorni della luce fragile, i giorni / che restarono presi ad uno scrollo / fresco di rami… / oh non li richiamare, non li muovere, / anche il soffio più timido è violenza / che li frastorna…».

“La casa era quieta, il resto del mondo lontanissimo. Fu così che mi resi conto come per villa Piccolo passasse un meridiano come a Greenwich., il meridiano della solitudine”.

Vincenzo Consolo, Il barone magico
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Sopra un poggio che domina la pianura di Capo d’Orlando, il Tìndari e Cefalù ai due poli dell’orizzonte, era la villa dei baroni Piccolo di Calanovella. Lucio, terzogenito, aveva la passione della letteratura, della poesia, della musica, della filosofia. Legge Husserl e Wittgenstein nei testi originali, grecista agguerrito, conoscitore di tutta la poesia europea vecchia e nuova, lettore per esempio, di Gerard Manley Hopkins e da giovane intrattenne anche una intensa corrispondenza con il poeta irlandese Yeats, di cui condivide le inclinazioni esoteriche.

Pur non appartenendo alla corrente simbolista, Yeats ebbe frequentò a Parigi Mallarmè e approfondì le sue conoscenze in merito, grazie all’amicizia con Arthur Symons. Infatti, il saggio di Renata Maria Dolce “Yeats sul cammino della verità”, in cui viene analizzata l’influenza delle culture orientali e di Castiglione sull’opera di Yeats, lo conferma. Nato in un paese culturalmente diviso, Yeats aspirò sempre ad una tradizione unitaria e si avvicinò al teosofo visionario svedese Swdwnborg per il quale l’anima non nasce nel momento del concepimento nel grembo materno ma è in perenne metamorfosi.

Gli anni ottanta videro un’ampia diffusione delle opere di Yeats sul mercato librario con numerose traduzioni, ma soprattutto del mito nel simbolismo drammatico yeatsiano che, ponendo in relazione filosofia, religione ed esperienza poetica, imprime senso di unità alla vita nazionale, recuperando quella forza immaginativa ed esoterica che il materialismo aveva soffocato.

[da: William Butler Yeats, Quaranta poesie, trad. di Giorgio Melchiori, Einaudi, Torino, 1965]

INNISFREE, L’ISOLA SUL LAGO

Mi leverò e andrò, ora, andrò a Innisfree,
E costruirò una capanna laggiù, fatta d’argilla e canne,
Nove filari a fave avrò laggiù, un’arnia per le api da miele,
E solo starò nella radura ronzante d’api.
E avrò un pò di pace laggiù, ché la pace discende goccia a goccia,
Discende dai velami del mattino fin dove canta il grillo;
La mezzanotte è tutto un luccichìo, il meriggio purpurea incandescenza,
La sera è piena d’ali di fanello.
Mi leverò e andrò, ora, ché sempre notte e giorno
Odo l’acqua del lago lambire con lievi suoni la sponda;
Stando in mezzo alla strada, sui marciapiedi grigi,
La sento nella fonda intimità del cuore.

Innisfree si trova in Irlanda. Yeats lo racconta con un linguaggio che trascende la realtà come un luogo ideale dove poter piantare interi filari di piante, vivere in pace e in solitudine, in perfetta armonia con la natura e con la certezza nel suo intimo di una meta che un giorno sarà raggiunta. Innisfree è il desiderio più forte che c’è in ognuno di noi. Il fascino musicale delle liriche di Yeat, piene di suggestioni letterarie e di immagini vivissime sarà presente nell’opera dello sconosciuto poeta Lucio Piccolo che rompe con gli schemi del neorealismo e con le prime prove della neoavanguardia.

da: “Gioco a nascondere” di Lucio Piccolo

Se noi siamo figure
di specchio che un soffio conduce
senza spessore né suono
pure il mondo dintorno
non è fermo ma scorrente parete
dipinta, ingannevole gioco,
equivoco d’ombre e barbagli,
di forme che chiamano e
negano un senso – simile all’interno
schermo, al turbinio che ci prende
se gli occhi chiudiamo, perenne
vorticare in frantumi
veloci, riflessi, barlumi
di vita o di sogno
e noi trascorriamo inerti spoglie
d’attimo in attimo, di flutto in flutto
senza che ci fermi il giorno
che sale o la luce che squadra le cose.

La poesia di Piccolo predilige l’oscurità, la penombra per il dramma che, a detta del poeta, è insito in ogni siciliano come esigenza interna perché in contrapposizione con l’eccessiva luce della calda Sicilia. L’ombra è dunque come luogo di fuga, dove rifugiarsi, per ritrovare quanto perduto e poter esorcizzare il tempo e la morte. La riflessione in sé è triste, ma l’espressione è ferma lucidamente strutturata intorno all’ossimoro luce/ombra.

Mobile universo di folate
di raggi, d’ore senza colore, di perenni
transiti, di sfarzo
di nubi: un attimo ed ecco mutate
splendon le forme, ondeggiar millenni.
E l’arco della porta bassa e il gradino liso
di troppi inverni, favola sono nell’improvviso
raggiare del sole di marzo.

Negli sviluppi della poesia italiana, si può vedere una svolta intorno alla metà degli anni settanta. In quegli anni la produzione di versi si fa abbondante, in risposta a un diffuso bisogno di affermare il valore di ciò che è “personale”, in alternativa alla fissazione sul politico che aveva dominato negli anni precedenti. Anche la poesia di Piccolo si presenta innovativa e surrealista un mondo mitologico, in cui ad essere protagonisti non sono dèi, ninfe, fate o amori impossibili, bensì la natura con le sue variegate forme, una natura umanizzata che individua in presenze apparentemente invisibili protagonisti di un mondo a metà fra sogno e incubo, in un perfetto equilibrio che ci svela tutta la sua straordinaria forza e bellezza nell’alternarsi del giorno della notte o delle stagioni.

«Ci sono uomini che in determinate epoche arrivano alla perfezione, sciogliendosi dall’ambiente in cui vivono e dalle cose del loro tempo, assumendo coscienza della fine e salvandosene nel distacco, nella superiorità, nell’autosufficienza. E in questo senso, Piccolo partecipa di una tale perfezione, nella sua vita come nella sua poesia» (Leonardo Sciascia, “Le soledades di Lucio Piccolo”, in La corda pazza, Einaudi, Torino, 1976)

Le lettere di Lucio Piccolo, presenti in archivio, indirizzate al padre e scritte dal 1914 al 1919 coprono un periodo in cui il poeta era adolescente, pertanto, rappresentano una testimonianza importantissima per conoscere e approfondire la figura e la genesi dell’opera del poeta. Reperire le opere di Lucio Piccolo risulta oggi molto difficile. Dopo lo scritto di Montale, prefazione ai suoi Canti barocchi usciti nella collana “Lo specchio”, era stato ingiustamente dimenticato, invece, dopo la pubblicazione del romanzo di Giuseppe Tomasi di Lampedusa avvenuta nel 1958, la moda dei Gattopardi era dilagata creando forse qualche nube nel sodalizio culturale tra i due cugini.

Il simbolismo piccoliano non affonda le radici esclusivamente in quello francese. Efficace e decisiva l’influenza dei poeti italiani crepuscolari e vociani come Gozzano, Rebora, Govoni e Campana che intende proporre una concezione della poesia come fatto magico e misterioso.

L’invetriata di Dino Campana

La sera fumosa d’estate
Dall’alta invetriata mesce chiarori nell’ombra
E mi lascia nel cuore un suggello ardente.
Ma chi ha (sul terrazzo sul fiume si accende una lampada) chi ha
A la Madonnina del Ponte chi è chi è che ha acceso la lampada? – c’è
Nella stanza un odor di putredine: c’è
Nella stanza una piaga rossa languente.
Le stelle sono bottoni di madreperla e la sera si veste di velluto:
E tremola la sera fatua: è fatua la sera e tremola ma c’è,
Nel cuore della sera c’è,
Sempre una piaga rossa languente.

E’ un esempio tipico dal carattere fortemente visionario ed espressionistico della poesia di Campana che si basa su una straordinaria incisività delle immagini analogiche.

La poesia è originata dal parallelismo tra la ferita (piaga) del tramonto e la ferita che Campana sente nel proprio animo. L’autore tenta così di comunicare l’esistenza di una realtà interiore che non è percepibile dai sensi, e che si manifesta attraverso segni quotidiani che si trasformano in elementi turbanti. Le impressioni delle cose e delle atmosfere si ripercuotono nell’anima del poeta, quasi materializzandosi e riverberandosi, a loro volta, sulla realtà dell’ambiente circostante. Il senso della vista si confonde a sua volta con quello dell’olfatto “l’odor di putredine” in un profondo rapporto di compenetrazioni “Le stelle sono bottoni di madreperla” e la sera si veste di velluto:/e tremola la sera fatua”.

La notte da “Il Gioco a nascondere” 1960

La notte si fa dolce talvolta,
se dalla cerchia oscura
dei monti non leva alito di frescura
perché non sòffochi, ai muri vicini apre corimbo di canti,
sale coi rampicanti pei lunghi archi,
alle terrazze alte, ai pergolati, al traforo
dei mobili rami segna garofani d’oro,
segreti fievoli coglie ai fili d’acqua sui greti
o muove i passi stanchi
dove l’onde buje si frangono ai moli bianchi.
Subito allo schermo dei sogni
soffia in vene vive volti già cenere, parole àfone…
muove la girandola d’ombre:
sulla soglia, in alto, ogni dove
vacuo vano, andito grande tende a forme,
sguardo che muove le prende,
sguardo che ferma le annulla.
Riverberi d’echi, frantumi, memorie insaziate,
riflusso di vita svanita che trabocca
dall’urna del Tempo, la nemica clessidra che spezza,
è bocca d’aria che cerca bacio, ira,
è mano di vento che vuole carezza.
Alle scale di pietra, al gradino di lavagna,
alla porta che si fende per secchezza
è solo lume l’olio quieto;
spento il rigore dei versetti a poco a poco
il buio è più denso – sembra riposo ma è febbre;
l’ombra pende al segreto
battere d’un immenso
Cuore
di fuoco.

Nella poesia di Piccolo l’incipit come continuando un lungo discorso che senza pentirsi dice e si contraddice: “La notte si fa dolce talvolta/se dalla cerchia oscura dei monti non leva alito di frescura”. Nella notte si affollano le ombre della casa, creature trasparenti, fragili (“sguardo che muove le prende, /sguardo che ferma le annulla”) tornate a chiedere amore perché il loro Tempo non le ha saziate: è bocca d’aria che cerca, bacio ira. Creature d’aria sempre presenti abitano quello spazio, anche di giorno, dentro e fuori.

PLUMELIA, All’insegna del pesce d’oro, 1979

L’arbusto che fu salvo dalla guazza
dell’invernata scialba
sul davanzale innanzi al monte
crespo di pini e rupi – più tardi, tempo
d’estate, entra l’aria pastorale
e le rapisce il fresco la creta
grave di fonte – nelle notti
di polvere e calura
ventosa, quando non ha più voce
il canale riverso, smania
la fiamma del fanale
nel carcere di vetro e l’apertura
sconnessa – la plumelia bianca
e avorio, il fiore
serbato a gusci d’uovo su lo stecco,
lascia che lo prenda
furia sitibonda
di raffica cui manca
dono di pioggia,
pure il rovo ebbe le sue piegature
di dolcezza, anche il pruno il suo candore.

«A guardare bene, tutto l’oggettivismo, il surrealismo e l’intellettualismo di Lucio Piccolo si possono ricondurre ad un naturalismo mitologico di una specie particolare qui non dei e dee, non ninfe e fauni, capri e centauri, sono personalizzati e resi viventi, ma i fiori e i frutti, l’acqua e i venti, gli spazi e le nubi, le montagne e i giardini, la notte e i giorni, le ore e le stagioni, casolari e visi umani guardati come in un sogno.» Natale Tedesco

Meridiana di Lucio Piccolo

Guarda l’acqua inesplicabile:
contrafforte, torre, soglio
di granito, piuma, ramo, ala, pupilla,
tutto spezza, scioglie, immilla;
nell’ansiosa flessione
quello ch’era pietra, massa di bastione,
è gorgo fatuo che passa, trillo d’iride, gorgoglio
e dilegua con la foglia avventurosa;
sogna spazi, e dove giunge lucente e molle
non è che un infinito frangersi di gocce efimere, di bolle.
Guarda l’acqua inesplicabile:
al suo tocco l’Universo è labile.
E quando hai spento la lampada ed ogni
pensiero nell’ombra senza peso affonda,
la senti che scorre leggera e profonda
e canta dietro ai tuoi sogni.
Nell’ora colma, nelle strade meridiane
(ov’è l’ombra, ai mascheroni anneriti
alle gronde scuote l’erbe l’aria marina)
rispondono le fontane,
dalla corte vicina (lasciò la notte ai muri
umidi incrostazioni di sali, costellazioni
che il raggio disperde),
dai giardini pensili ove s’ancora il verde
si librano cristallini archi
s’incontrano nell’aria incantata alle piazze
sui cavalli di spuma gelata,
s’alzano volte di suono radiante
che frange un istante e ricrea
– la tenera piovra, il fiore liquido emerge, elude
il silenzio e un àndito schiude fra il canto e il sopore;
s’aprono zone di solitudini, di trasparenze,
e il bordone poggiato al sedile riposa
e il sogno si leva…

Una particolare nusicalità nella misura del metro come esempio di una poesia al tempo stesso audacemente innovativa e tuttavia rispettosa della tradizione mette in evidenza la perizia tecnica e la duttilità nel ritmo che si spezza e poi torna ad aprirsi a una narrazione continua tra momenti visionari , descrittivi e lirici.
“folate/di raggi, d’ore senza colore, di perenni/ transiti di sfarzo/ di nubi: un attimo ed ecco mutate/ splendon le forme, ondeggian millenni”.
Il filo che percorre tutti i testi della raccolta è il dramma dell’eterno fluire del tempo e del cancellarsi delle cose: “quello ch’ era pietra, massa di bastione,/ è gorgo fatuo che passa, trillo d’iride, gorgoglio/e dilegua con la foglia avventurosa”.
Costante tensione metafisica, di una sofferta interiorizzazione dei miti del paesaggio siciliano sentito come parte decisiva dell’anima e prossimo alla rovina. Il canto, modulato su una lingua preziosa, è una continua fluttuazione tra il protagonista lirico e la realtà circostante. Dalla villa Lucio si muoveva pochissimo, se non per brevi gite nei dintorni, a Messina e a Palermo, ma visitò Parigi e Londra con il cugino Giuseppe Tomasi negli anni Venti.Gioacchino-Lanza-Tomasi-Lucio-Piccolo-Giuseppe-Tomasi-di-Lampedusa-480x429
Lucio Piccolo e Tomasi di Lampedusa erano cugini per via materna ma il poeta fu accolto nella società letteraria italiana per primo e soprattutto da vivo, così nel film televisivo che il poeta si vide consacrare dalla Rai nel 1967, si enuncia la seguente verità: “benchè consapevole dei temi dell’opera dei grandi lirici, e scrittori siciliani, Piccolo è solo.”

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Lucio Piccolo, realista visionario, verista insospettato, autore di due capolavori: Canti barocchi(1956) e Plumelia( Tra le altre raccolte di Piccolo, definito da Vincenzo Consolo il barone magico, Gioco a nascondere (1960), La seta (1984) e Il raggio verde (1993).
Nasce il 27 ottobre del 1901, a Palermo. Il 26 maggio 1969, a 68 anni, Lucio Piccolo muore improvvisamente, lasciando alcune opere inedite, tra le quali un’originale composizione musicale Magnificat, d’ispirazione post-wagneriana, tutto’oggi inedita. Della linea diretta Piccolo di Calanovella, l’ultima discendente in vita è la nipote ventiduenne Mariel (figlia di Giuseppe e dunque nipote di Lucio), dal 2013 “consigliere onorario” della Fondazione.
Alcune opere inedite di Lucio Piccolo, non tutte, saranno pubblicate postume da Scheiwiller con i titoli: La Seta (1984), Il Raggio Verde (1993).

Maria Allo

NOTE

9 Liriche (pubblicato in proprio), Stabilimento tipografico Progresso di Zuccarello 1954
Canti Barocchi e altre liriche, Mondadori 1956
Gioco a nascondere, Mondadori 1960
Plumelia, Scheiwiller 1967

Libri e saggi

Natale Tedesco, Lucio Piccolo, Pungitopo 1986
Tano Cuva, Cronaca di una mostra. Capo d’Orlando 1955-1968, Pungitopo 1987.
Giuseppe Amoroso, Lucio Piccolo. Figura d’enigma, Scheiwiller 1988.
Vincenzo Consolo, Le pietre di Pantalica, Mondadori 1988. Film
Vanni Ronsisvalle, Il favoloso quotidiano, Rai Radiotelevisione Italiana, 1967

Le emozioni su Facebook”contagiano” gli altri

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Il “contagio emozionale” su Facebook esiste.Chi l’avrebbe mai detto che su un luogo virtuale, apparentemente arido come Facebook, l’umore potesse essere contagioso.E invece è proprio così.
Le emozioni espresse attraverso Facebook possono contagiare gli altri: lo ha dimostrato uno studio condotto dai sociologi della Cornell University in collaborazione con il social network. Il risultato può apparire scontato (a chi non è capitato di sentirsi depresso o sollevato leggendo lo status di un amico?), ma è la prima volta che si verifica sperimentalmente che un’emozione può passare da una persona all’altra non solo nella vita reale, ma anche attraverso la semplice condivisione digitale.
Ma ormai anche in Africa l’utilizzo dei social network è una realtà , e ciò è confermato anche dalle statistiche pubblicate da Facebakers, secondo il quale il numero di utenti è in continuo aumento e la lezione che possiamo trarre dalla crescita di Facebook, in particolare in Africa e più in generale nei Paesi del Sud del mondo, è che è si tratta di un strumento di crescita per i giovani. Esiste un autentico desiderio di non restare rinchiusi nel proprio Paese senza possibilità di comunicare con l’esterno, nonostante i molti limiti: la difficoltà di avere l’accesso a Internet (la maggior parte dei giovani dei Paesi del Sud va nei cyber-cafè per collegarsi); la lentezza del servizio (l’Adsl e la banda larga sono rari); il fatto che i costi orari del collegamento siano più alti che in Europa; e i tagli frequenti della corrente in molte città africane. Non si può non tener conto della sete di libertà di questi giovani, che non vogliono restare fanalino di coda del progresso tecnologico.
In alcuni Paesi arabi, Facebook è stato il principale motore delle rivendicazioni che hanno fatto cadere alcuni regimi e che continuano a scuoterne altri. Ed è certo che in Africa, nei prossimi mesi, un certo numero di cambiamenti positivi delle società e dei regimi politici deriveranno proprio da quest’aumento sostanziale del numero di persone collegate ai principali social network.
Come ha spiegato il professor Jeff Hancock, condirettore del Social Media Lab della Cornell, l’esperimento è stato effettuato su 689.003 utenti di Facebook scelti in modo casuale. Per loro l’algoritmo che seleziona i contenuti è stato sottilmente modificato per una settimana, in modo che le storie contenenti parole associate a emozioni positive fossero selezionate con minore frequenza. La cosa ha avuto un effetto misurabile sui loro stessi status, che nello stesso periodo hanno incluso un numero maggiore di parole associate a emozioni negative. L’effetto opposto si è verificato dando minore risalto agli status negativi.

Da Il Sole 24 ore